|
|
Château
d'Ussé |
| |
|
De Pâques à septembre : visite guidée
(45 mn) de 9h à 12h et de 14h à 18h45
(de mi-juillet à fin août, de 9h à 18h)
; de mi-mars à Pâques : 9h à 12h
et 14h à 18h ; d'octobre à mi-novembre
de 10h à 12h et de 14h à 17h30 ; de mi-février à mi-mars
: de 10h à 12h et de 14h à 17h.
Fermé de mi-novembre à mi-février.
Tél. : (33) 2 47 95 54 05
Le château d'Ussé qui fut tout d'abord élevé au
XVème siècle sur une motte féodale
du XIIème siècle se transforma peu à peu
en résidence d'agrément.
Ayant eu de nombreux propriétaires, Ussé aurait
accueilli Charles Perrault (qui l'aurait inspiré pour
sa "Belle au bois dormant"), Voltaire
et Chateaubriand.
Il est propriété des comtes de Blancas
depuis la fin du XIXème siècle. Ussé surplombe
l'Indre, construit à mi-coteau, sur le flanc
sud de la vallée.
Sa silhouette découpée évoque
un château de conte de fée et aurait inspiré le
décor de la Belle au Bois Dormant.
|
|
 |
La seigneurie et les terres
d'Ussé où existe déjà un
château médiéval, entrent dans la
famille de Bueil au XVème siècle.
C'est probablement Antoine de Bueil qui entreprend la
reconstruction du château dans les années
1460.
Seigneur d'Ussé en 1456, il épouse en 1462
Jeanne de Valois, fille de Charles
VII et Agnès
Sorel, la demi-sur de Louis
XI.
Jeanne de Valois lui apporte en dot 40 000 écus
d'or. Malgré cette somme considérable,
Antoine de Bueil, endetté, vend la terre et seigneurie
d'Ussé à Jacques d'Espinay en 1485.
D'origine bretonne, fils du chambellan de François
II de Bretagne, Jacques d'Espinay exerce lui-même
la fonction de chambellan auprès de Charles
VIII puis de Louis
XII, et il accède à celle, prestigieuse,
de grand maître de l'hôtel de la reine. |
Il poursuit les travaux du château
et, en 1521, il fonde dans son testament la collégiale
d'Ussé, destinée à servir de chapelle
funéraire pour la famille.
Son fils Charles et sa belle-fille Lucrèce de
Pons dirigent le chantier. La consécration de
la chapelle, dédiée à sainte Anne,
a lieu le 11 août 1538, alors que René a
succédé à son père depuis
quatre ans comme seigneur d'Ussé.
À son tour, dans une situation financière difficile, René d'Espinay
vend le domaine à Suzanne de Bourbon en 1557.
Plusieurs propriétaires se succèdent ensuite.
Le château entrepris par Antoine de Bueil en 1462
est contemporain d'autres chantiers remarquables : Chaumont,
le Plessis-Bourré et Langeais.
En forme de quadrilatère (l'aile nord a été détruite
au XVIIème siècle), il comporte une tour
maîtresse à l'angle sud-ouest qui se signale
par un diamètre plus important.
Elle joue le rôle de "donjon" comme à Chaumont et
au Plessis-Bourré.
Un puissant mâchicoulis appuyé sur des consoles à triple
ressaut porte le chemin de ronde qui, à l'origine,
n'était pas couvert.
Un étage se développe au dessus du mâchicoulis,
ce qui ajoute un jeu des volumes.
Dans le fond de la cour, Antoine de Bueil édifie
une double galerie, ouverte en portique au rez-de-chaussée
et fermée à l'étage, qui assure
une liaison directe entre son logis, à l'ouest,
et la chapelle, située dans l'aile est.
De la galerie du rez-de-chaussée, il ne reste
plus qu'un arc brisé surbaissé, témoin
de la première travée, dans l'angle sud-est
: lors des travaux du XVIIème siècle, on
a détruit le voûtement de la galerie et
aménagé des appartements dans l'espace
récupéré.
On ne sait rien du logis d'Antoine de Bueil, installé dans
l'aile ouest, et reconstruit par Jacques d'Espinay.
Des transformations ont modifié également
ce logis Renaissance, sans doute élevé vers
1515-1525.
Il faut imaginer un corps de bâtiment encadré de
deux escaliers en vis aux extrémités.
Au XVIIème siècle, lorsque l'on a démoli
l'aile nord pour dégager la vue, on a construit à cette
occasion la cinquième travée du logis,
celle qui est située à l'extrémité nord,
dans un style "néo-Renaissance".
On a également supprimé les deux escaliers
en vis et construit un nouvel escalier dans l'angle sud-ouest,
ce qui a provoqué la reprise de la première
et de la deuxième travée. L'agrandissement
des baies a achevé de modifier la façade.
À la fin du XVIIème siècle, le pavillon Vauban est venu
se greffer sur l'ensemble au nord-ouest du logis. |
| |
La chapelle collégiale n'a pas subi
les transformations successives du château, sauf
l'adjonction d'une chapelle latérale nord au XVIIème
siècle.
Elle offre encore un magnifique exemple de structure
gothique à décor Renaissance, mélange
de style caractéristique du début du XVIème
siècle.
Le nouveau répertoire se concentre autour de la
porte et, à l'intérieur, autour de la porte
de la sacristie.
Si les motifs sont italiens, l'interprétation
est toute française, comme en témoignent
les rinceaux au feuillage grêle qui s'enroulent
en boucles délicates, les candélabres légers
dont la structure griffe à peine la pierre ou
encore les denticules larges et espacés comme
des palets, surmontés d'oves arrondis en perles.
Le visiteur appréciera la salle des Gardes et
sa collection d'armes, au premier étage, un impressionnant
cabinet florentin du XVIème siècle en ébène
et poirier incrusté de nacre et d'ivoire contenant
49 tiroirs ainsi que la chambre Louis XIV, Louis XV et Louis
XVI où aucun de ces monarques ne vint jamais
... |
|
|
|
|
|