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Montrésor |
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Le château de Montrésor est
ouvert tous les jours du 1er avril au 1er novembre, de
10h à 12h et de 14h à 18h.
Entrée payante. Visite guidée obligatoire.
Tél. : (33) 2 47 92 60 04
Ancienne forteresse attribuée à Foulques
Nerra, Montrésor occupe un éperon
rocheux qui domine l'Indrois.
Jean III de Bueil reconstruit une première fois le château,
dans le dernier quart du XIVème siècle.
En 1493, lmbert de Bastamay, seigneur du Bouchage et de Bridoré,
devient le nouveau propriétaire de la châtellenie de Montrésor
et décide d'élever un logis neuf à l'intérieur
de l'enceinte fortifiée. |
Il commence aussi la construction d'une collégiale
qui sera achevée par son petit-fils René,
mort en 1587.
Dès le XVIIème siècle, Montrésor change plusieurs
fois de propriétaires. Vendu à diverses reprises, le château
appartient successivement à Charles de Lorraine, aux seigneurs de
Bourdeilles et à Philippe d'Orléans avant d'être acheté en
1849 par Xavier Branicki, membre d'une illustre famille polonaise.
Du château de Jean de Bueil, il ne reste que l'enceinte, les tours,
et les vestiges de la porte d'entrée à l'est.
Le logis élevé par lmbert de Bastamay entre 1493 et 1502
a lui aussi presque disparu.
Il présentait les dispositions traditionnelles de la fin du XVème
siècle,de grandes lucarnes, un escalier en vis hors-oeuvre dans
une tour polygonale, et ses angles étaient cantonnés de tourelles.
Une première campagne de travaux, intervenue dans les années1830,
supprime la chapelle et restaure la partie ouest du logis.
Après 1849, le comte Branicki reconstruit presque entièrement
le logis d'lmbert de Bastamay dont il ne subsiste que les pignons et les
murs de refend.
La collégiale Saint-Jean-Baptiste qui se trouve au pied du château
fait partie d'un groupe de chapelles à vocation funéraire édifiées à partir
des années 1520, avec celles d'Ussé et des Roches-Tranchelion.
Consacrée en1532, avant son achèvement, elle offre un très
beau décor Renaissance et surprend par quelques détails originaux.
La porte sud est encadrée de deux colonnes dont le fût est
coupé par une large bague moulurée.
De belles chutes d'ornements ornent les colonnes baguées.
Ce motif décoratif qui se lit de haut en bas, commence par un anneau
auquel s'accroche un fil qui porte toute sorte d'objets suspendus.
Dans la partie inférieure de l'un des fûts, un bucrane -
ou tête de boeuf - orné de feuillages se cache dans l'enchaînement
des objets.
L'écoinçon de l'arc de la porte est orné d'un grand
squelette qui tient une faux, représentation peu fréquente
de la mort dans la sculpture ornementale de la première Renaissance. |
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