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Château de Loches


 


Le château de Loches par Emmanuel Lansyer (1835-1893)

Le château est ouvert à la visite toute l'année (sauf 25 décembre et 1er janvier).
Du 02/01 au 31/03 et du 01/10 au 31/12 : de 9h30 à 17h.
Du 01/04 au 30/09 : de 9h à 19h.
Tél. : (33) 2 47 59 01 32 / Fax. : (33) 2 47 59 17 45
E-mail : logisroyalloches@cg37.fr

La forteresse de Loches domine encore l'Indre de toute sa superbe et raconte l'histoire de l'ancienne capitale tourangelle des comtes d'Anjou.
Durant les deux dernières décennies du XIIème siècle, alors que les luttes sont vives entre la Couronne de France et la dynastie Plantagenêt qui tient l'Anjou et règne sur l'Angleterre, Loches devient l'enjeu de luttes guerrières et diplomatiques.
Le traité de Mantes conclu en 1193 confie la place à Philippe Auguste.
Un an plus tard, Richard Ier d'Angleterre assiège et reprend le castrum.
Après bien des vicissitudes et des retournements, Loches entre définitivement dans le domaine royal durant le règne de saint Louis en 1249.

De la première période glorieuse de Loches date la célèbre tour maîtresse du château, l'un des plus remarquables "donjons romans" conservés.
La tour, haute de 37,50 mètres à l'origine, mesure aujourd'hui 36 mètres, ce qui en fait l'un des plus hauts donjons encore en place.
Une analyse a permis de dater avec précision la construction des années 1013-1035 et donc de l'attribuer à Foulques Nerra qui construisit une douzaine de donjons dans la région.
La tour présente quatre niveaux, chauffés par des cheminées : réserves, grande salle, logis, salle d'armes.
 

Des fortifications s'agglutinent peu à peu autour de la grosse tour, le système défensif se développe en même temps que la superficie du donjon augmente.
Une première enceinte, appelée chemise, entoure une petite cour trapézoïdale. La chemise est par la suite surélevée et l'on élève au milieu du XIIème siècle une enceinte plus vaste, protégée par des fossés secs taillés dans le rocher et flanquée de tours circulaires pleines, puis de trois grosses tours à bec, au plan en amande, pourvues d'archères. Deux autres courtines relient, l'une, les deux enceintes, l'autre, la tour maîtresse et la chemise primitive.
Avec les progrès de l'artillerie, en particulier avec l'emploi de la bombarde et de la couleuvrine ce système devient inefficace.
Aussi, à l'époque de Charles VII, on élève une grosse tour ronde d'où l'on tire sans angle mort et dont le sommet est couvert d'une terrasse où l'on peut hisser des engins de guerre.
À la pointe nord de l'éperon rocheux, se dresse la résidence comtale, puis royale, alors que le donjon en barre l'accès au sud.
Dès le XIIème siècle en effet, il semble que l'on dissocie le logis du donjon, pour lui donner un cadre plus agréable.
Le logis actuel montre deux phases de construction qui se lisent facilement dans la façade orientale qui regarde vers l'Indre.
La moitié sud de l'aile date du XIVème siècle et se prolonge vers le nord par un bâtiment élevé sous Louis XII. La partie gauche, plus ancienne, est cantonnée de tourelles, son caractère défensif est plus affirmé.
À droite, le logis neuf élevé sous Louis XII, est d'un style gothique flamboyant, avec d'élégantes allèges talutées.
Lors de la construction du nouveau bâtiment, Louis XII remplace l'escalier extérieur donnant accès à la salle par un escalier tournant à quatre volées droites, construit à l'intérieur.
On peut encore voir sur les murs les traces de cet escalier, inhabituel par sa structure et son implantation.
L'escalier n'existe plus, en revanche, à l'extrémité du logis, l'oratoire d'Anne de Bretagne est intact, sculpté à profusion de l'hermine de Bretagne, de cordelières et d'un décor végétal mêlant la vigne et le chêne.

Donjon
Grande salle des logis royaux

Voir aussi : la ville de Loches
 

 

 
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