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Le
Plessis-Macé |
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Château du Plessis-Macé
49770 Le Plessis-Macé
Tél. : (33) 2 41 32 67 93 |
Château fort, demeure de plaisance, comme beaucoup
de châteaux au XVème siècle en
Anjou, le Plessis-Macé hésite entre une
tradition de défense, puissantes murailles et
haut donjon et le goût nouveau pour la douceur
de vivre.
Ainsi, il faut venir admirer la préciosité de la grande
tribune de la chapelle, témoin rare des boiseries gothiques. Lui
faisant écho, les façades déclinent dans la cour
une ornementation fleurie, servie par le tuffeau blanc dont le point
d'orgue est le balcon qui vit Louis
XI, François
1er ou Henri IV
Le Plessis-Macé vous offrira tous les charmes de la vie de cour,
au temps du Roi
René.
À
treize kilomètres au nord-ouest d'Angers,
le Plessis-Macé a préservé son apparence médiévale.
Son plan irrégulier s'organise selon le tracé d'une enceinte
et de douves qui remontent aux XIIème et XIIIème siècles.
Louis de Beaumont hérite de la forteresse en 1439. Issu d'une
grande famille du Poitou, il fait une carrière au service du duc
d'Anjou et du roi de France, comme chambellan du roi
René, de Charles
VII et de Louis
XI.
Nommé sénéchal du Poitou en 1451, il appartient à la
première promotion des chevaliers de l'ordre de Saint-Michel,
créé par Louis
XI à Amboise en 1469.
Louis de Beaumont relève la forteresse médiévale,
répare les fortifications et reconstruit le donjon délabré,
situé dans l'angle sud-ouest, dont l'accès est alors protégé par
un large fossé en partie comblé. Il y installe son logis
et en renforce l'aspect défensif. Il ajoute sur
trois côtés un chemin de ronde muni de meurtrières
et construit des tourelles à deux angles du quadrilatère.
D'abord portée par un cul-de-lampe, chacune d'elles a ensuite été soutenue
par deux contreforts qui donnent au donjon une étrange silhouette
pyramidale. Du côté de la cour, où s'ouvre un pont-levis,
il couronne la façade d'un mâchicoulis continu en pierre
de taille, au-dessus duquel il dresse une chambre haute dont il ne reste
qu'un pan de mur. Cette disposition donne une hauteur impressionnante
au donjon depuis la cour dont le sol s'abaisse vers le nord-est.
Puis Louis de Beaumont décide d'élever un logis plus confortable,
avec des pièces plus grandes que celles du donjon, le long de
la courtine ouest. Ce nouveau logis se termine par une chapelle dédiée à saint
Michel et consacrée en 1472.
Elle contient une très belle tribune de bois munie de sa propre
cheminée, tribune qui communique directement avec le logis et
de laquelle Louis de Beaumont peut assister aux offices.
À côté de la chapelle, l'escalier qui donne accès à la
salle joue sur les volumes d'une tour polygonale terminée par une chambre
haute carrée et sa hauteur contraste avec le corps de logis relativement
bas. Cet ensemble est ensuite prolongé par un nouveau bâtiment,
sans doute par le troisième fils de Louis de Beaumont, Thibault de Beaumont,
dans les années 1480.
Les deux logis, séparés par une petite cour triangulaire,
communiquent à l'étage par une coursière en surplomb,
portée par de hautes consoles puis par un arc.
Traité comme un mâchicoulis ornemental, ce passage porte
un décor magnifique, d'autant plus remarquable qu'il se détache
fortement dans l'architecture austère de la forteresse. Les consoles à multiples
ressauts alternent les jeux de moulurations et les feuillages délicatement
creusés à la manière gothique.
Le garde-corps est interprété à la manière
des parapets de chemins de ronde de la fin du XVème siècle,
avec des compartiments ornés de trilobes, surmontés de
deux autres lignes de sculptures.
À l'est de la cour, se dressent un logis annexe et des communs, avec une
coursière conçue sur le même principe que celle qui réunit
le logis de Thibault à celui de Louis de Beaumont.
Les consoles et le garde-corps de cette coursière présentent
le même luxe ornemental. |
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