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Le
Plessis-Bourré |
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Château du Plessis-Bourré
49460 Ecuillé
Tél. : (33) 2 41 32 06 72
Fax : (33) 2 41 32 06 01 |
Cadre du célèbre film "Peau d'Âne" il
est l'exemple parfait d'une grande demeure seigneuriale
du XVème siècle.
Entourée d'immenses douves que franchit un unique pont de 44 mètres
terminé par un double pont-levis relevé chaque soir et
sur demande, cette forteresse familiale, toujours privée et habitée,
présente des appartements richement meublés et décorés
rappelant les charmes de la Renaissance.
Outre le très beau mobilier, il faut voir le célèbre
plafond à caissons peints, succession de scènes et symboles
alchimiques où rires et fêtes le disputent à l'énigmatique.
..."La magnificence et le goût régnaient en ce palais."
Le Plessis-Bourré est rebâti dans les années 1460-1470
par Jean Bourré, homme de confiance de Louis
XI.
Le château, entouré de douves, s'organise selon un plan
grossièrement carré, cantonné de tours aux angles,
dont l'une est plus grosse que les autres. Cette tour a valeur de "donjon",
elle est conçue comme un réduit fortifié pouvant être
isolé et se trouve à proximité immédiate
du logis de Jean Bourré.
À l'origine, le corps de logis principal, plus élevé que
les autres ailes, a un rez-de-chaussée aveugle pour des raisons de sécurité.
Les ouvertures actuelles datent du XVIIème siècle.
Jean Bourré parvient à concilier les préoccupations
de défense, encore réelles, et la volonté d'abandonner
un appareil militaire ostentatoire. Signe remarquable, il renonce au
mâchicoulis continu qui revêt souvent un caractère
plus symbolique qu'efficace. Seules l'entrée et la tour maîtresse
sont couronnées de mâchicoulis.
Une aile s'abaisse, celle de la galerie qui mène du logis à la
chapelle, construite quelques années plus tard.
Pour la conception de son logis, Jean Bourré fait les choix inverses
de ceux de Langeais, où il
a charge de surveiller les travaux et où les éléments
défensifs s'affirment de manière symbolique.
Lorsque l'on franchit la tour carrée de l'entrée, le corps
de logis principal se dresse au fond de la cour, desservi par deux vis
hors-oeuvre. Quelques feuillages sculptés sous l'appui des fenêtres
signalent les étages nobles dans une façade austère.
L'escalier principal, à droite, se reconnaît à sa
plus grande hauteur et à sa porte surmontée d'une arc en
accolade. Il mène au premier étage à la salle, pièce
la plus publique du logis.
De simples cordons sculptés de vigne et de chêne ornent
la cheminée, auxquels répondent les culots décorés
des mêmes végétaux.
Les pièces suivantes vers la gauche, plus petites, ont un caractère
plus privé. Celle qui suit la salle comporte un magnifique plafond à caissons
en bois, peint de couleurs vives, que Jean Bourré fait réaliser
en 1505, un an avant sa mort.
Très novateur dans sa conception le plafond de Jean Bourré trahit
la manière gothique dans son interprétation : les solives
séparent fortement les caissons qui ne forment pas une surface
continue et de fausses clefs marquent le croisement des lignes.
La dernière pièce, à l'extrémité de
l'aile, communique avec l'escalier secondaire, d'un usage plus privé que
celui qui mène à la salle.
Quelques années après la construction du logis, Jean Bourré décide
d'ajouter contre le mur d'enceinte, sur le côté gauche de
la cour, une galerie établie au-dessus d'un portique. Cette longue
galerie, chauffée par deux cheminées, mène à la
chapelle.
Dans sa disposition d'origine, elle se terminait par une petite pièce
ouverte par une arcade sur la chapelle, sorte de tribune d'où Jean
Bourré et sa famille pouvaient assister en privé aux offices.
Nommé gouverneur du château
d'Angers en 1480, Jean Bourré a-t-il été inspiré à la
fois par la galerie du roi
René et par l'oratoire, plus ancien, qui s'ouvre par des arcades
sur la chapelle?
Quoi qu'il en soit la galerie du Plessis-Bourré est un exemple
très intéressant de l'évolution de cette pièce
qui prend de l'importance dans la distribution du château autour
de 1500. Située à la suite du logis, elle appartient à l'espace
privé du maître de maison. La présence de cheminées
indique que la galerie n'a pas seulement une fonction de circulation,
elle devient une pièce à vivre.
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