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Le Château de Chenonceau


 
Ouvert tous les jours du 16 mars au 15 septembre de 9h30 à 19h.
Le reste de l'année, fermeture entre 16h30 et 18h30 selon la saison.

Promenade en barque sur le Cher. En juillet et en août de 9h à 19h.
Embarcadère près du jardin de Diane de Poitiers.

Spectacle son et lumière (bande sonore évoquant l'histoire du château, accompagnée d'éclairages) du 1er juillet au 31 août à 22h15

Tél. : (33) 2 47 23 90 07

Le château de Chenonceau a appartenu à six femmes au nombre desquelles Diane de Poitiers et Catherine de Médicis.
C'est Catherine qui fit construire la galerie enjambant la rivière.
A la fois château et pont, Chenonceau doit à cette ambivalence le privilège d'avoir survécu à la Révolution (les paysans de la région l'utilisaient pour traverser le Cher) et à la Seconde Guerre mondiale (où on lui reconnut son caractère exceptionnel). Pendant la période d'occupation allemande, le château-pont servit à la Résistance puisque son côté nord se situait en zone occupée alors que le côté sud était en zone libre ...
Depuis 1913, Chenonceau est propriété de la famille Menier.
Le commanditaire de Chenonceau, Thomas Bohier, receveur général des finances en Normandie, est un homme nouveau.
Il épouse Catherine Briçonnet, issue d'une illustre famille tourangelle, puis il construit un château digne de son ascension sociale.
En 1513, il achète un château médiéval, construit par la famille de Marques à proximité du Cher.
Il entreprend immédiatement la démolition de la vieille forteresse et décide d'édifier son nouveau logis dans le lit du fleuve, sur les fondations d'un moulin qui dépendait de l'ancien château. Thomas Bohier ne conserve de la forteresse médiévale que la tour dite tour de Marques, qui témoigne de l'ancienneté des lieux et fait symboliquement fonction de "donjon", signe féodal indispensable au nouveau possesseur de Chenonceau. Le château de Thomas Bohier et Catherine Briçonnet n'a pas l'ampleur du château actuel, rendu célèbre par la galerie sur le Cher édifiée ultérieurement.
Le premier édifice se résume à un élégant petit château carré, parfaitement régulier, où se répètent partout les mêmes mesures ou leurs multiples, et cantonné de tourelles aux quatre angles.

La régularité du plan est un signe d'excellence dans l'architecture des années 1510-1520.
L'originalité de Chenonceau se remarque dans d'autres dispositions. L'entrée s'ouvre sur un large vestibule aux voûtes complexes dont les clefs s'alignent alternativement sur deux axes différents.
Dans sa première version, le vestibule se termine par une baie et un balcon dominant le Cher qui donnent lumière et clarté.
L'escalier droit occupe une position presque centrale et perpendiculaire au vestibule, signe étonnant de nouveauté.
Le répertoire ornemental de la Renaissance envahit la façade et s'étend à la tour de Marques, remise au goût du jour.
Thomas Bohier meurt en Italie en 1524, une fois le château achevé.

La succession faisant apparaître des dettes importantes, son fils, Jean Bohier, cède le château à François 1er en 1535.
En 1547, Henri II l'offre à sa favorite Diane de Poitiers qui prolonge le château par un pont sur le Cher et prévoit de construire une galerie sur ce pont.
Il ne s'agit pas de relier les deux rives mais d'ouvrir la vue sur le Cher, de lier le château et le paysage où l'eau joue un rôle important.
En effet, le pont élevé par Diane ne rejoint pas l'autre rive et la galerie qu'elle projette d'édifier doit se terminer par une fenêtre et un balcon.
La mort du roi Henri II en 1559 ne permet pas à Diane de Poitiers de mener à bien ce projet. La reine Catherine de Médicis l'oblige à échanger Chenonceau contre Chaumont dont le cadre est nettement moins enchanteur.
Il faut attendre 1580 pour que survienne la troisième campagne de construction de Chenonceau, celle où Catherine de Médicis fait édifier la galerie sur le pont, selon un nouveau projet.
La galerie, plus lourde que celle prévue par Diane de Poitiers, écrase quelque peu l'édifice primitif mais, paradoxe de l'histoire, c'est elle qui a immortalisé l'image du château.
La tour des Marques






Les cuisines du château.






Chambre de Gabrielle d'Estrées,  favorite d'Henri IV.

Intérieur de la galerie construite par Catherine de Médicis.
 

 

 
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