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Château
de Beauregard |
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Le château est ouvert à la
visite du 15 février au 31 mars,
tous les jours sauf les mercredis, de 9h30 à 12h et de14h à 17h
;
d'avril à fin septembre, tous les jours de 9h30 à 12h et
de14h à 18h30 ; en juillet et août de 9h30 à 18h30
; d'octobre à mi-janvier, tous les jours sauf les mercredis, de
9h30 à 12h et de14h à 17h.
Fermé de la mi-janvier à la mi-février.
Tél. : (33) 2 54 70 40 05 |
Situé à proximité du
village de Cellettes, à quelques
kilomètres au sud de Blois,
Beauregard est reconstruit vers 1550 par Jean Du Thier,
humaniste et ami de Ronsard,
secrétaire d'État du roi Henri
II.
Il passe ensuite à Florimond II Robertet - le petit-fils du constructeur
de Bury -. puis, en 1617, à Paul Ardier, contrôleur des
guerres et trésorier, pour le fils duquel Beauregard est érigé en
vicomté en 1654.
La famille Ardier fait surtout porter son intérêt sur le
décor intérieur.
Des modifications et destructions intervenues au XIXème siècle
altèrent sensiblement le château Renaissance.
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Le château de Jean du Thier
s'organise autour d'une galerie à deux niveaux,
avec petits pavillons formant retour du côté des
vignes à l'ouest. L'aile sud est constituée
d'un seul corps de logis, tandis qu'au nord Jean du
Thier conserve plusieurs bâtiments antérieurs.
Dans l'état actuel, les deux petits pavillons
ne forment plus retour du côté des vignes
parce qu'au XIXème on les a réunis en
doublant la galerie par un corps de logis.
Les modifications du XIXème siècle ont également
supprimé une très belle chapelle qui se trouvait à l'étage
du côté nord. Jean du Thier en avait commandé les
fresques à Nicolo Dell'Abate qui avait utilisé pour modèles
des dessins du Primatice.
Si la chapelle et son décor ont entièrement disparu, le
magnifique cabinet des grelots est encore intact à l'étage
du pavillon sud de la galerie. Les lambris et le plafond en ont été exécutés
en 1554 par le menuisier du roi Francisque Scibec de Carpi qui s'était
illustré au Louvre et à Fontainebleau. Des peintures s'insérent
entre les panneaux dans la partie supérieure, illustrant les thèmes
de la musique, la chasse, la guerre, l'orfèvrerie etc.
Le plafond à caissons en bois comporte au centre et aux angles
les armes de Jean du Thier, "trois grelots d'or sur fond d'azur".
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La galerie des illustres réaménagée
au XVIIème siècle par Paul Ardier comporte
encore une cheminée de l'époque de Jean
du Thier. Paul Ardier fait exécuter ensuite
par Jean Mosnier les lambris et le plafond à solives
apparentes peintes.
Au-dessus du lambris, il fait monter des portraits de rois et personnages
célèbres - 327 d'entre eux sont encore en place - qui donnent à la
pièce son nom de "galerie des illustres".
Autre merveille du lieu, la galerie est pavée de carreaux en faïence
bleue de Delft. Le carrelage, posé en 1646, représente
une armée complète en marche, habillée en costumes
de l'époque Louis XIII.
À l'extérieur, l'élévation de la galerie sur la cour
a subi peu de modifications depuis le XVIème siècle. Très sobre,
elle est rythmée par des pilastres superposés qui quadrillent délicatement
la façade en croisant les deux bandeaux qui séparent le portique
de l'étage.
La gravure de Du Cerceau réalisée peu après la construction
du château montre un mur couronné par un entablement et
des lucarnes à frontons triangulaires qui ne correspondent pas à celles
de l'état actuel.
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