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Château
d'Angers |
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Le château est ouvert à la visite tous les
jours du 1er juin au 15 septembre de 9h à 19h
; du 16 septembre au 26 mars, de 9h30 à 12h30
et de 14h à 18h (sauf décembre, janvier
et février, fermeture à 17h30) ; du 27
mars au 31 mai, de 9h à 12h30 et de 14h à 18h30.
Tél. : (33) 2 41 87 43 47
Bénéficiant
d'un site exceptionnel, le château d'Angers domine
la ville et la rivière de la Maine de ses dix-sept
tours polychromes qui fascinent le visiteur.
Dès la fin du IIIème siècle, on édifie
sur ce site privilégié une enceinte gallo-romaine
dont on peut admirer les vestiges. Les Comtes d'Anjou
y établissent leur résidence au milieu
du IXème siècle et le château devient
une place forte stratégique et symbolique dans
la lutte qui oppose l'Anjou et la couronne de France.
En effet, en 1154, le comte d'Anjou devient roi d'Angleterre
sous le nom d'Henri II Plantagenêt, ce qui fait
de lui un vassal un peu trop puissant. |
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À la fin du XIIème
siècle, Philippe Auguste confisque la terre
d'Anjou qui sera plusieurs fois détachée
puis rattachée à la couronne.
Érigé en duché en 1360, l'Anjou entre définitivement
dans le domaine royal en 1480 lorsque le roi
René meurt sans descendance.
Le logis comtal, édifié à l'angle
nord-ouest, est agrandi au XIème et XIIème
siècle. Ses vestiges montrent une grande salle
ou aula d'une quarantaine de mètres de
longueur, bordée de pièces plus petites,
d'une chapelle placée sous le vocable de Saint-Laud
et d'une cuisine du même type que celle de l'abbaye
de Fontevraud. La forteresse des comtes d'Anjou couvre
alors une surface d'environ cinq mille mètres
carrés.
Entre 1230 et 1240, saint Louis transforme le château
en véritable forteresse en édifiant une
nouvelle enceinte, une muraille de schiste ponctuée
de dix-sept tours couvertes
de poivrières en ardoise. |
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Les murs d'environ trois mètres
d'épaisseur, enveloppent l'éperon rocheux
sur une surface de vingt-cinq mille mètres carrés.
Les archères sont simples mais disposées
en quinconce.
La porte des Champs, qui n'a pas subi de modifications
depuis le XIIIème siècle, présente
un système de défense sophistiqué à double
herse. Louis Ier d'Anjou, frère du roi Charles
V, fait exécuter de nombreux travaux dans
la deuxième moitié du XIVème siècle.
On lui doit un nouveau logis et aussi la célèbre tapisserie
de l'Apocalypse, réalisée en 1375.
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Louis II et Yolande d'Aragon s'installent
au château en 1402. Ils construisent une nouvelle
chapelle pour remplacer la chapelle Saint-Laud, enterrée
par les travaux de Saint Louis, et pour abriter une relique
de la vraie Croix. La chapelle se compose de trois travées,
sa voûte retombe sur trois belles clefs richement
ornées.
Un oratoire seigneurial, chauffé d'une cheminée,
s'ouvre sur la chapelle par une baie en pierre qui permet à la
famille ducale de suivre les offices.
Puis vient l'époque de la troisième maison
d'Anjou, celle du roi
René, période très florissante
pour les arts.
En 1453, René d'Anjou double son logis d'une galerie à proximité de
la chapelle. Cette galerie n'offre aucun intérêt
pour la circulation puisque les pièces du logis
communiquent déjà entre elle. Elle permet
d'observer le jardin ;sa fonction est d'ouvrir le logis
sur le paysage, de lier le château et son environnement.Le
destin du château change à la mort du roi
René en 1480. L'Anjou entre définitivement
dans le domaine royal et Louis
XI nomme un gouverneur dont le premier est Jean Bourré.
le constructeur du Plessis-Bourré. |
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La forteresse échappe à la
destruction à la fin du XVIème siècle
lorsque le roi
Henri III ordonne de la raser.
Elle ne doit sa survie qu'à l'initiative du gouverneur
Donadieu de Puycharic, qui fait traîner les travaux
de démolition et donne l'impression de la détruire
tout en la renforçant.
Il fait araser les tours d'une dizaine de mètres
mais les consolide et utilise les déblais pour
transformer les courtines en terrasses, où il
est désormais possible d'installer des canons.
Détail
de la Tenture de l'Apocalypse |
| Il transforme les archères en canonnières
et adapte la forteresse à l'artillerie moderne. |
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