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Le
Château d'Amboise |
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Ouvert tous les jours.
Du 2 au 31 janvier - 9h à 12h et 14h à 17h.
Du 1er février au 31 mars - 9h à 12h et 14h à 17h30.
Du 1er avril au 30 juin - 18 h30.
Du 1er juillet au 31 août - 9h à 20h.
Du 1er septembre au 31 octobre - 9h à 18h.
Du 1er au 30 novembre - 9h à 12h et 14h à 17h30.
Du 1er au 31 décembre - 9h à 12h et 14h à 17h.
Tél. : 02 47 57 00 98
Spectacle son et lumière. "A la cour du roi François",
avec plusieurs centaines de figurants.
Tél. : (33) 2 47 57 14 47 |
Établi sur un éperon
rocheux qui domine la Loire, Amboise appartient au
puissant Foulques
Nerra, comte d'Anjou, puis aux seigneurs d'Amboise.
Il est rattaché à la couronne de France
sous Charles
VII en 1434 et occupé de façon
temporaire par Louis XI qui
y installe la reine Charlotte de Savoie et ses enfants.
Le destin d'Amboise est surtout lié à Charles
VIII qui, selon les chroniques, y naît "en l'an de
grâce 1470, le dernier jour du mois de juin", et qui y
meurt de façon tragique en 1498, comme le relate Philippe de Commynes.
Dans les années 1490, le jeune roi entreprend un grand dessein
pour transformer le château de son enfance mais sa mort brutale
met fin au projet.
Des pierres d'attente, à la tour des Minimes et à la tour
Heurtault, témoignent de l'interruption de l'ouvrage.
Le château s'est peu à peu développé d'ouest
en est, à partir du donjon en forme de trapèze, situé à l'extrémité de
l'éperon rocheux. Une courtine nord-sud précédée
d'un fossé fermait autrefois cette zone fortifiée.
Dans le donjon - au XVème siècle le mot est synonyme de
château - il ne reste plus aujourd'hui qu'une belle chapelle gothique
fièrement isolée. Elle était à l'origine
insérée dans le logis royal construit par Louis
XI puis habité par Charles
VIII et Anne
de Bretagne.
Le tympan moderne qui orne la façade de la chapelle a été conçu
au XIXème siècle pour boucher le trou béant laissé par
les arrachements, que l'on avait d'abord comblé par une rosace
dans les années 1830. La destruction du logis explique la dégradation
rapide
du linteau qui surmonte la porte : sa pierre tendre n'a pas été choisie
pour être exposée à toutes les intempéries.
Au-delà de la ligne fortifiée fermant le donjon, dans la
basse-cour, se dressait autrefois la collégiale Saint-Florentin
qui fut église paroissiale jusqu'au XVème siècle.
Pour des raisons de sécurité, afin de limiter l'accès
au château de foules toujours suspectes de propager des maladies
- on craint plus la contagion que l'insurrection -, Louis
XI fait construire une autre église paroissiale dans la ville
et réserve la collégiale Saint-Florentin à l'usage
du château.
Charles
VIII fait édifier ou terminer la chapelle du donjon
dont les paiements de sculpture interviennent en 1496. Il décide
aussi de franchir le fossé fortifié et de construire
dans la basse-cour. Du côté nord, il édifie
le bâtiment qui domine encore la Loire et le logis en retour
d'équerre qui, à l'origine, comportait un étage
de moins.
Du côté sud, il élève le logis des Sept-Venus
dont le nom est probablement lié à un décor de statues
et dont seul subsiste le niveau inférieur.
Cette construction est destinée à abriter les nouveaux
logis de Charles
VIII et Anne
de Bretagne. Sa conception est extraordinaire puisque, contrairement à la
tradition, le roi et la reine ne disposent pas chacun en propre d'une
salle.
Chacun des deux logis se réduit à une chambre et à une
garde-robe, disposées symétriquement de part et d'autre
d'une salle dite "du milieu". La chambre du roi communique
aussi avec une galerie fermée, chauffée par une cheminée,
qui donne sur la cour.
L'accès au logis se fait par une "galerie à monter à cheval",
rampe étroite qui prend naissance près de la collégiale
et mène directement au troisième niveau du logis des Sept-Venus,
celui des logis royaux. Il existe une semblable galerie au château
de Vigevano, près de Milan, où l'on sait que Charles
VIII s'est arrêté en 1494.
Charles
VIII fait aussi élever deux énormes tours circulaires,
celle des Minimes au nord, de 20 mètres de diamètre,
et la tour Heurtault au sud, de 24 mètres de diamètre,
terminée après la mort du roi, vers 1501-1502.
La dernière clef de voûte de la tour Heurtault, bûchée à la
Révolution, porte encore la trace des piquants du porc-épic
de Louis XII.
Chacune de ces deux tours contient une rampe qui permet d'accéder
au château. Au nord, elle débouche sur la galerie du jardin
et la terrasse de l'aile Charles
VIII ; au sud, elle arrive à proximité de la "galerie à monter à cheval" qui
mène au logis du roi.
Dans le projet initial, le jardin conçu par Pacello da Mercogliano
devait être bordé d'une galerie, entièrement construite
en avant du rocher sur une épaisse muraille, entre la tour des
Minimes et le couvent du même nom qui se trouvait à l'est
du château. Seules les cinq premières travées de
cette galerie sont en place, dans le prolongement de l'aile nord.
Louis
XII se contente de terminer quelques travaux
en cours et délaisse Amboise pour Blois.
Sous François
Ier, le logis royal se rapproche du jardin.
Le roi fait ajouter un étage au bâtiment
qui borde le jardin à l'ouest pour y installer
le logis de la reine, lui-même occupant le
logis du niveau placé dessous. La disposition
redevient traditionnelle, avec une salle pour chacun
des logis royaux.
Sous le règne de Catherine
de Médicis et Henri
II, le logis royal se développe, il se transforme en un appartement
plus vaste où apparaît une pièce nouvelle, l'antichambre,
qui s'intercale entre la salle et la chambre. Catherine
de Médicis occupe l'ensemble de l'aile habitée précédemment
par François
Ier et Claude de France, tandis qu'un nouveau bâtiment est
construit pour accueillir l'appartement du roi Henri
II, entre le logis de la reine et le jardin.
De toutes ces constructions, beaucoup ont disparu, démolies pierre
par pierre dans les années 1805-1806 sous la sénatorerie
de Roger Ducos : les logis royaux du donjon, le logis des Sept-Vertus,
la collégiale Saint-Florentin, le bâtiment construit pour
abriter l'appartement du roi Henri
II.
Il faut un effort d'imagination pour retrouver ce que fut la grandeur
d'Amboise. |
Propriété de la fondation Saint-Louis, créée
par le comte de Paris, le bâtiment dégage une atmosphère
médiévale.
Tantôt résidence royale, tantôt prison (Abd el-Kader
et le surintendant Fouquet en furent les hôtes), il offre depuis
sa terrasse une superbe vue sur la ville et la Loire.
La chapelle Saint-Hubert,
chef-d'uvre
de l'architecture gothique de la fin du XVème
siècle, se dresse sur la terrasse et abrite
des ossements attribués à Léonard
de Vinci que François
1er avait fait venir à Amboise.
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