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Loiret
- Histoire |
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En découpant la France en départements, un des buts de
la Convention était de briser l'unité des anciennes provinces
de l'Ancien
Régime.
Le Loiret est une parfaite illustration de cette disposition. Formé principalement
de la partie la plus importante de l'ancien Orléanais, son territoire
a été complété d'autres unités provinciales
qui en font une vraie mosaïque : au centre-ouest l'Orléanais
et le Dunois, au nord la Beauce, au nord-est le Gâtinais, au sud
la Sologne ainsi qu'une fraction de la Puisaye et du bas-Berry.
Ce territoire occupe (avec Orléans à la
courbe supérieure de la Loire) à la fois une place stratégique
essentielle et un des nuds de communications naturelles les plus
importants du pays.
Il était peuplé avant l'arrivée des Romains par
les Carnutes et les Senonais qui opposèrent une résistance
acharnée à l'occupant.
Lors des invasions barbares, il fut disputé, notamment par les
Francs, en raison de son caractère de carrefour stratégique,
mais aussi à cause de la richesse de son terroir.
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Il constituait à la naissance de la dynastie capétienne
une pierre angulaire du royaume : Hugues Capet, premier comte de Paris,
reçut en fief l'Orléanais qui resta aux mains des rois de
France jusqu'à Philippe Auguste.
Philippe de Valois érigea la province en duché en 1344.
La région souffrit cruellement de l'invasion anglaise au cours de
la guerre de Cent Ans, et s'illustra avec la délivrance d'Orléans par Jeanne
d'Arc en 1429. Louis XII réunit
l'Orléanais à la Couronne.
Durant les guerres de Religion,
le Loiret fut touché assez sérieusement par les deux vagues
de 1560 et 1590 : les destructions d'églises et les pillages furent
tout à fait comparables, sinon supérieurs, à ceux
de la Révolution, et les débats furent aussi vifs qu'à Paris.
Le Loiret fut le dernier département occupé au cours de la
guerre franco-allemande de 1870-1871, au moment où celle-ci se terminait. |
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