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Loiret - Géographie


 

La géographie du Loiret reflète la disparité de sa constitution administrative .

La grande boucle de la Loire, de Briare à Beaugency, constitue l'épine dorsale du département autour de laquelle s'articulent 4 régions principales :

- la plaine uniforme de la Beauce au nord-ouest constituée d'un plateau calcaire recouvert d'un limon fertile consacré aux céréales,
- le Gâtinais au nord-est aux terrains variés et au relief vallonné, plus ouvert à la polyculture où dominent les céréales et la betterave ,
- l'Orléanais qui occupe le centre et dont les terrains siliceux portent surtout de la forêt ; le Val de Loire constitue un couloir alluvionnaire aux riches cultures spécialisées : vergers, vignes, pépinières, maraîchage,
- la Sologne occupe presque tout le sud du département : c'est un plateau sablonneux sur socle d'argile dont le terrain peu fertile est recouvert de bois, de landes, de nombreux étangs et où quelques cultures maraîchères rappellent que la région fut assainie et défrichée au Moyen Age.
Ces cultures évoquent peut-être la première vocation de la Sologne qui était un pays riche jusqu'au XIVème de ses petites cultures et d'une population relativement nombreuse.
C'est aussi en Sologne que se situe le relief le plus accentué du département.


L'hydrographie se rapporte presque exclusivement à la Loire vers laquelle convergent la plupart des rivières. Certaines, comme le Loiret, étant elles-mêmes des résurgences dues aux infiltrations du fleuve ; au nord du département, le Loing et l'Essonne appartiennent au bassin de la Seine ; les marais, qui existaient jadis au sud de la Beauce, ont été drainés au Moyen Age vers la Loire par des petits cours d'eau creusés de mains d'homme, les Mauves.

Forêt d'Orléans

Carrefour de voies (vers Paris, Lyon, le Massif Central, Bordeaux), le Loiret était également doté d'un ensemble de voies fluviales : cours dela Loire autrefois navigable, canaux du Loing, d'Orléans et de Briare, témoins d'une activité passée (sauf peut-être le canal du Loing à Montargis).

L'économie du département est principalement constituée par l'agriculture (spécialisée et industrielle), l'exploitation forestière généralisée, l'élevage bovin, les produits de basse-cour, l'apiculture.
A l'exception de quelques fabrications de mécanique lourde dans le Val de Loire, l'industrie légère se diversifie avec les produits chimiques, la métallurgie , les petites unités textiles (Orléans, Montargis), les jouets (Briare), importantes industries agroalimentaires (région d'Orléans et de Pithiviers), la célèbre céramique de Gien a disparu en 1984, ainsi que le principal vinaigrier d'Orléans. Par contre l'on note la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly.


Enfin un art culinaire de haute qualité et les spécialités gastronomiques régionales (vinaigre et volailles d'Orléans, pâté d'alouette et gâteau de Pithiviers, gibier et pâtés de Sologne, saumons de la Loire, pralines de Montargis, vins de la Loire, miel du Gâtinais...) ont fait le tour du monde.

Le département est également un domaine privilégié de la pêche et de la chasse : rivières poissonneuses au peuplement varié (notamment saumons et aloses de la Loire) ; la chasse se pratique sous toutes ses formes : à courre et à tir, au grand gibier d'eau, en plaine et dans les bois, en forêt d'Orléans et dans le haut lieu cynégétique qu'est la Sologne.

 


Le climat, à mi-chemin des influences océanique et continentale, reste agréable et tempéré à l'image du pays, ce qui favorise le caractère résidentiel du département.
Les contrastes de la géographie se retrouvent dans la nature. Sa beauté et son charme justifieraient à eux seuls la convoitise que la région a toujours provoquée au cours de l'histoire, outre sa situation capitale et la richesse de ses ressources.
L'uniformité, mais aussi la plénitude, des plaines traitées en monoculture, est coupée de bois et de vallons, surtout dans le Gâtinais.
Les bois recouvrent la majeure partie de l'Orléanais, en particulier la vaste et superbe forêt domaniale d'Orléans.

Le Val de Loire, dont on a si souvent décrit le charme, la douceur, l'opulence et les jardins, constitue une succession de sites admirables ; la Sologne, avec ses landes, ses bois et ses étangs, est empreinte d'un charme romantique un peu triste, mais d'une grande beauté.
A peu près partout la nature reste intacte malgré les empiècements de la civilisation.

La vocation rurale, les traditions de la chasse, sans doute aussi le caractère des habitants ont fait du département l'un de ceux où la beauté de la nature reste la plus protégée.

 

 

 
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