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Jean-Baptiste
Carrier - (1756-1794) |
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Jean-Baptiste CARRIER (Yolet, Cantal,
1756 - Paris, 1794.), révolutionnaire français, fut un des
principaux responsables des massacres organisés à Nantes
en 1793-1794.
Originaire d'Auvergne, destiné d'abord à la carrière
ecclésiastique, il est procureur à Aurillac au début
de la Révolution. Il accueille le mouvement avec enthousiasme, s'engage
dans la garde nationale, est un orateur remarqué de la société
les Jeunes Amis de la Constitution (1793). Il vote sans hésiter la
mort du roi,
demande l'arrestation du duc d'Orléans et contribue à la création
du Tribunal révolutionnaire.
En 1793, la Convention l'envoie en mission en Normandie d'abord, puis à
Rennes où il épargne les bourgeois protégés
par le maire Leperdit, et surtout à Nantes
où il arrive au mois d'octobre.
Son objectif, et il obéit en cela aux ordres de la Convention et
du Comité révolutionnaire, est la destruction de la
Vendée. |
Des milliers de Vendéens seront ainsi envoyés à
la mort, surtout après la défaite
de Savenay. Carrier suspend alors les procédures ; la guillotine
ne suffisant plus, on fusille dans les carrières de Gigant, aux portes
de Nantes, puis Carrier met au point des bateaux submersibles qui, la nuit,
sombrent dans la Loire, entraînant les prisonniers qui périssent
noyés : il appelle ce procédé les "déportations
verticales", et la Loire devient la "baignoire nationale".
Dénoncé par Jullien, fils d'un député de la
Drôme, Carrier est rappelé par Robespierre, laissant derrière
lui des milliers de cadavres et une épidémie de typhus.
Sauvé un instant par le 9 Thermidor, il est finalement traduit devant
le Tribunal révolutionnaire, condamné à mort et exécuté
le 16 décembre 1794. |
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