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Jean-Antoine Chaptal - (1756-1832) |
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La chaptalisation a immortalisé son nom, mais on
oublie que ce chimiste de renom, né en Lozère en 1756, fut
aussi sous Napoléon un homme politique de premier plan. Ministre
de l'Intérieur de 1799 à 1804, il démissionna de
cette fonction
afin de se consacrer à ses travaux scientifiques. Créé
comte de Chanteloup en 1810, il n'en renoua pas moins avec le
pouvoir, Napoléon l'ayant ainsi remercié de son soutien
lors des Cent-Jours en le nommant directeur du Commerce et des Manufactures.
Ce fut en fait lors de la Seconde Restauration qu'il s'exila sur ses terres
de Chanteloup, ancienne propriété de Choiseul puis du duc
de Penthièvre confisquée sous la Révolution.
De 1815 à 1819, il y développa l'élevage des moutons
mérinos, y mit au point le principe de la chaptalisation des vins
et surtout, y développa la culture de la betterave sucrière,
récoltant soixante tonnes à l'hectare.
Son "Mémoire sur le sucre de betterave" exposera
dans le détail les principes de cette culture, de l'extraction
du sucre et des coûts du nouveau procédé selon ses
propres expériences menées à Chanteloup. Ruiné
par les dettes de son fils, Jean-Antoine Chaptal dut vendre son domaine
en 1823, les spéculateurs de la Bande Noire n'ayant épargné
de la démolition que la pagode. Il mourut en 1832. |
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