Annonces immobilières france



Henri III (1574-1589)


 
Henri III (1574-1589), troisième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis, né à Fontainebleau en 1551.
D'abord duc d'Anjou, il fut élu en 1573 roi de Pologne, mais, au bout de quelques mois, quitta ce pays pour venir recueillir en France la succession de son frère Charles IX (1574).
La France était alors en proie aux guerres de religion. Trois partis la divisaient: l'Union calviniste, véritable république protestante, dont le chef était Henri de Bourbons , roi de Navarre (le futur Henri IV) ; les Politiques ou Malcontents, catholiques tolérants, à la tête desquels s'était mis le plus jeune frère du roi et son héritier présomptif, François, duc d'Alençon ; les catholiques intransigeants, qui allaient former la Ligue et dont toutes les sympathies allaient au fils de François de Guise, Henri, dit le Balafré.
Au lendemain de la Saint-Barthélemy le pouvoir royal n'avait plus les moyens de se faire respecter. Et Henri III n'était pas homme à dominer la situation.
Très vite, ses manières et ses mœurs efféminées, ses goûts dépensiers, ses complaisances pour ses Mignons, autant que sa politique à l'italienne, toute en retournements et en volte-face, le déconsidérèrent aux yeux de tous, firent de lui un objet de mépris pour la majorité de ses sujets et ruinèrent son autorité.
La coalition des politiques et des huguenots l'obligea dès l'abord à consentir, par la paix de Beaulieu ou "de Monsieur" (1576), de sérieux avantages aux protestants.
Par réaction, les catholiques ardents formèrent la ,"Sainte-Ligue", se substituant au roi, en qui ils n'avaient plus confiance, pour défendre la religion.
La Ligue crût en vigueur surtout après que la mort du duc d'Alençon, en 1584, eut fait d'Henri de Navarre, prince hérétique, l'héritier présomptif d'Henri III. Elle prit alors le caractère à la fois d'un mouvement populaire et révolutionnaire, dont le centre fut Paris, et d'une coalition de grands seigneurs, qui, sous le couvert d'une défense de la religion, cherchaient avant tout à satisfaire leurs ambitions personnelles. Au premier rang d'entre eux était le duc de Guise, qui ne visait à rien moins qu'à la couronne.
Face à ces trois forces, la ligue parisienne, la ligue des seigneurs et la coalition des politiques et des protestants, Henri III se trouva impuissant.
Capitulant devant les seigneurs ligueurs révoltés, il s'engagea, par la convention de Nemours (1585), à interdire en France le culte réformé et, entre autres avantages, à céder au duc de Guise neuf places de sûreté. Les protestants menacés reprirent les armes et une nouvelle guerre civile commença, la "guerre des trois Henri".
Elle tourna à la confusion d'Henri III : son favori, le duc de Joyeuse, dont il escomptait la victoire sur Henri de Navarre, fut vaincu et tué à Coutras (1587) ; le duc de Guise, dont il escomptait la défaite par les reîtres allemands venus au secours des protestants, les dispersa dans deux petits combats à Vimory et à Auneau (1587).
Malgré le roi, qui le lui avait interdit, le Balafré entra dans Paris, dont il était devenu l'idole, et trois jours plus tard, une insurrection populaire éclata, la journée des Barricades (mai 1588).
Henri III s'échappa à grand-peine du Louvre, et, une seconde fois, capitula : il promit à la Ligue de convoquer les États Généraux, nomma Guise lieutenant général du royaume.
Quelques mois plus tard, à Blois, où les États étaient réunis, il se débarrassa de lui en le faisant assassiner par des gentilshommes de sa garde (décembre 1588).
Maîtres de Paris, les ligueurs déclarèrent Henri III déchu et nommèrent lieutenant général le duc de Mayenne, frère cadet du Balafré. Henri III dut se résoudre à se rapprocher définitivement de celui qui, de par sa naissance, était son héritier légitime, Henri de Navarre. Les deux rois marchèrent sur Paris et vinrent camper à Saint-Cloud.
Deux jours plus tard, Henri III y fut assassiné par un moine fanatique, Jacques Clément.
 

 

 
Diamant Informatique 2003