|
|
Henri
II (1547-1559) |
| |
 |
Henri II (1547-1559), né à
St-Germain-en- Laye, en 1519, de François
1er et de Claude de France, marié en 1533 à
Catherine
de Médicis.
A l'extérieur, il revint à la politique
de François 1er et,
à son tour, lutta contre la maison d'Autriche.
D'accord avec les princes allemands luthériens,
ennemis de Charles Quint, il occupa, pour en assurer la
défense, les Trois-Evêchés: Verdun,
Toul et Metz, villes d'Empire, mais de langue française
(1552).
Charles Quint essaya en vain de reprendre Metz (1553).
En 1554, il essuya un nouvel échec à Renty,
en Artois.
Découragé, il conclut avec Henri II la trêve
de Vaucelles, en Cambrésis, et abdiqua (1556).
Conclue pour cinq ans, la trêve de Vaucelles ne
dura même pas un an. Dès le début
de 1557, Henri II rouvrit les hostilités contre
le successeur de Charles Quint en Espagne, son fils Philippe
II.
Celui-ci avait pour alliée l'Angleterre, dont il
avait épousé la reine Marie Tudor.
La guerre débuta mal pour la France. Une expédition
contre Naples, commandée par François de
Guise, échoua complètement. |
Philippe II en personne vint assiéger St-Quentin
qui capitula (1557), mais en 1558, François de
Guise emporta brillamment, en moins de huit jours, la
ville de Calais, qui depuis plus de 200 ans était
au pouvoir des Anglais. Las tous les deux de la guerre,
préoccupés, l'un comme l'autre, des progrès
du protestantisme dans leurs États, Henri II et
Philippe II entrèrent en négociations, et
après six mois de conférences, signèrent,
en avril 1559, le traité de Cateau-Cambrésis,
lequel inaugura, pour la première fois, une paix
de longue durée entre la France et la maison d'Autriche.
Henri II gardait Calais, mais renonçait aux prétentions
des rois de France, traditionnelles depuis Charles
VIII, sur Naples et sur Milan, et abandonnait en fait
l'Italie à la domination directe ou indirecte de
l'Espagne.
La paix de Cateau-Cambrésis lui laissant les mains
libres, Henri II voulut en finir avec le mouvement protestant.
Les mesures de rigueur contre les protestants, appliquées
seulement d'une manière intermittente sous François
1er, avaient pris avec Henri II un
caractère de persécution systématique
dès le début du règne (Édit
de Châteaubriant de juin 1551), l'Édit d'Écouen
(juin 1559) fut encore plus rigoureux, les juges ne pouvant
plus prononcer désormais, contre les hérétiques,
d'autres peines que la mort.
En décembre 1559, un conseiller au parlement, Anne
du Bourg, fut brûlé vif. Quelques mois plus
tôt, le roi, qui l'avait fait arrêter en pleine
séance du Parlement, était mort. Au cours
d'un tournoi, il avait reçu dans l'il gauche
un coup de lance qui avait atteint le cerveau et il avait
succombé à sa blessure (juillet).
Ce fut sous Henri II que furent créés les
présidiaux, juridiction intermédiaire entre
les bailliages et les parlements et destinés, en
rapprochant la justice des justiciables, à la leur
rendre plus accessible.
Ce fut alors également que l'armée royale
fut réorganisée par la création de
régiments d'infanterie. |
|
|
|
|