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La
Guerre de Vendée |
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... "car il vaut mieux pour nous mourir au combat
que de voir les malheurs de notre nation et de notre lieu
saint."
Premier livre des maccabées, chapitre 3, verset
59. |
La liberté de culte fut l'une des causes majeures
de la guerre de Vendée. Le 24 février 1793,
la levée d'une armée de 300 000 hommes,
décrétée par la Convention pour défendre
la Révolution contre les autres pays d'Europe,
entraîna de nombreuses révoltes dans l'Ouest.
Les troupes républicaines parvinrent à les
limiter au nord de la Loire.
Près de Laval, l'ancien faux-saulnier Jean Cottereau
rallia ses hommes cachés dans la forêt en
imitant le cri de la chouette. C'est de son surnom de
Jean Chouan que naquit le terme de "chouanneries".
Le 19 mars, l'armée républicaine fut mise
en déroute en Vendée.
La Vendée, qui désignait un espace plus
vaste que le département actuel, englobant une
partie du Maine-et-Loire, de |
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la Loire-Atlantique et des Deux-Sèvres, devint
le symbole de la contre-révolution à abattre.
Une armée de 25 000 paysans-soldats se plaça
sous les ordres du voiturier Cathelineau,
du garde-chasse Stofflet, et
des aristocrates Bonchamps
, d'Elbée, Charette,
La Rochejaquelein,
Lescure ou Talmont.
L'armée catholique et royale s'empara de Fontenay-le-Comte,
de Saumur,
d'Angers
mais échoua le 29 mai à Nantes.
Si cette dernière était tombée, les
Vendéens auraient probablement marché sur
Paris, avec de grandes chances d'anéantir la Révolution.
L'arrivée en Vendée de Kléber redonna
l'avantage militaire à la Révolution. Battus
à Cholet,
les Vendéens traversèrent la Loire à
Saint-Florent-le-Vieil et s'embarquèrent dans la
"virée de Galerne", à la
recherche d'une éventuelle aide anglaise.
Elle les emmènera jusqu'à Granville qu'ils
ne purent enlever. |
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Le retour fut une succession de défaites et,
le 23 décembre, les survivants furent massacrés
près de Nantes.
Sur les 60 000 à 80 000 Vendéens partis,
quelques milliers seulement revinrent. "Il
n'y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre
sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens
de l'enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay.
Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai
tout exterminé", écrit le général
Westermann au Comité de Salut Public.
Dans l'hiver 1793-1794, les colonnes infernales du général
Turreau tuèrent et pillèrent sans distinction.
A Nantes,
Carrier,
le
représentant de la Convention, se rendit
tristement célèbre par ses "noyades". |
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Le bilan est difficile à établir et reste
un sujet de polémique. En certains endroits des
Mauges (Beaupréau, Le May), du bocage vendéen
(La Gaubretière, les Herbiers) et du Marais Breton
(Machecoul),
entre un quart et la moitié de la population a
disparu ! La résistance de Nantes
à cette contre-révolution manifesta la distance
que cette ville a toujours conservée avec sa région
environnante.
Nantes a
défendu la Révolution contre les Vendéens. |
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