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Louis
XVI (1774-1793) |
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Louis XVI, né à Versailles
en 1754, fils du dauphin Louis et de Marie-Josèphe
de Saxe, petit-fils et successeur de Louis
XV.
Héritier d'une situation difficile, Louis XVI n'était
pas l'homme qu'il eût fallu pour en triompher. Animé,
certes, des meilleures intentions et du très sincère
désir de travailler au bonheur de ses peuples,
mais d'intelligence bornée, de caractère
faible et irrésolu, sensible aux influences, sans
idées fermes et sans volonté personnelle,
défiant par surcroît vis-à-vis de
lui-même et souvent desservi par son entourage,
ses frères en particulier, il se perdit par son
indécision et les contradictions de sa conduite.
Une partie de la cour, et notamment Choiseul,
le considérait comme imbécile (handicapé
cérébral). |
D'après ses frères et cousins, cette
imbécillité aurait justifié un
conseil de régence (comme jadis la folie de Charles
VI) auquel se serait opposée Marie-Antoinette.
Les réformes manquées - Une réforme
plus ou moins profonde des institutions était
dans le vu de la grande majorité des Français.
Cédant au courant, Louis XVI appela d'abord au
pouvoir des ministres partisans des réformes,
Turgot et Malesherbes au début, Necker par la
suite ; puis devant l'opposition de leurs adversaires,
il les sacrifia.
La détresse des finances publiques (les procédés
traditionnels par lesquels on parait au déficit
chronique du Trésor, les emprunts et les impôts
nouveaux, avaient fini par devenir impraticables, du
fait, pour une part, des résistances des privilégiés)
accula finalement son gouvernement à la nécessité
de demander de l'argent à la nation et de convoquer
pour cela les États Généraux.
Leur réunion à Versailles (5 mai 1789)
peut être considérée comme le début
de la Révolution.
Au point de vue extérieur, pendant la première
partie du règne, la France, sous l'impulsion
du ministre Vergennes, avait pris part à la guerre
de l'Indépendance américaine (1774-1783)
et y avait trouvé l'occasion d'une revanche de
la guerre de Sept Ans.
Louis XVI et la Révolution - Les États
Généraux réunis, un conflit, tout
de suite, s'éleva entre le roi et la députation
du Tiers État au sujet du caractère et
des pouvoirs de l'assemblée. Dès le mois
de juin, suivant le vu du Tiers État et
malgré le roi, les États Généraux
se transformèrent en une Assemblée nationale
à pouvoir constituant : ce fut le premier acte
de la Révolution, le premier essai de résistance
de Louis XVI et sa première défaite.
D'essais de résistance en capitulations, il se
trouva très vite dépouillé en fait
de sa souveraineté au profit de l'Assemblée
nationale; puis, la Révolution s'aggravant, il
finit par y perdre, après ses pouvoirs essentiels,
et le trône et la vie.
A la monarchie absolue, l'Assemblée substitua
la monarchie constitutionnelle. Respectueuse de la tradition,
mais pleine de défiance à l'égard
du roi, elle conserva la royauté, mais en la
désarmant : la Constitution élaborée
par elle (on l'appelle la Constitution de 1791) dépouilla,
en fait, le roi de tout pouvoir effectif et fit de la
nation le véritable souverain. Après cette
révolution politique, le vote par l'assemblée
de la Constitution civile du clergé, la sorte
de révolution opérée par elle dans
l'organisation de l'Église de France et dans
ses rapports avec le pape achevèrent, en alarmant
sa conscience, de jeter Louis XVI dans le parti de la
contre-révolution.
Mise en vigueur en octobre, la Constitution de 1791
n'aboutit qu'à des conflits répétés
entre l'Assemblée législative et le roi.
L'irritation causée dans l'opinion populaire
par l'attitude de Louis XVI et ce que l'on soupçonnait,
non à tort, de ses tractations secrètes
avec les souverains ennemis de la Révolution
et dont les armées envahissaient alors la France,
déterminèrent l'insurrection parisienne
du 10 août 1792 : ce fut comme une seconde Révolution,
et qui mit fin à l'essai de monarchie constitutionnelle.
Louis XVI fut suspendu de ses pouvoirs, en fait destitué,
et enfermé avec sa famille
au Temple.
La Convention nationale, réunie en septembre,
décréta l'abolition de la royauté,
puis décida de mettre le roi en jugement et de
le juger elle-même.
Louis, lors d'un simulacre de procès, fut déclaré
coupable de conspiration et condamné à
la peine capitale sans sursis.
Le 21 janvier 1793 à 10h20, Louis XVI monta à
l'échafaud.
Voir également : Testament
de Louis XVI |
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