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Louis
XIII (1610-1643) |
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Louis XIII, "le Juste",
né en 1601, à Fontainebleau, fils et successeur
d'Henri IV ; sous son nom gouvernèrent
de 1610 à 1617, sa mère, Marie de Médicis
(officiellement régente jusqu'en 1614) et le favori
de celle-ci, Concini, porté au pouvoir par les
intrigues de sa femme, Leonora Galigaï, confidente
de la reine, - de 1617 à 1621, son propre favori,
le connétable de Luynes, - de 1624 à 1642,
le cardinal de Richelieu.
Celui-ci se voua à une triple tâche : à
l'intérieur, "ruiner le parti huguenot",
c'est-à-dire, détruire la situation politique
privilégiée et dangereuse pour l'autorité
royale, que l'Edit de
Nantes avait faite aux protestants dans le royaume
(il y parvint après le siège fameux et la
prise de La Rochelle en 1628);"rabaisser
l'orgueil des grands", c'est-à-dire, étouffer en eux l'esprit
factieux et les plier à l'obéissance (il
réprima avec la dernière rigueur leurs
complots, leurs rébellions, leurs infractions ouvertes, en
manière de bravades, aux édits du roi) ;
enfin, à l'extérieur, "abaisser
la maison d'Autriche", la traditionnelle et redoutable
adversaire de la France depuis François
1er : la guerre de Trente ans lui en fournit l'occasion
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elle n'était pas terminée quand moururent
Richelieu en 1642 et Louis XIII en 1643 mais déjà
les succès militaires de la France et des conquêtes,
Artois, Alsace, Roussillon, en faisaient présager
l'issue.
On s'est longtemps représenté Louis XIII
comme un personnage secondaire, débile et débonnaire,
jouet et victime de son puissant ministre Richelieu. Mais
une collection de cent treize lettres inédites,
récemment retrouvées, prouve au contraire
que Louis XIII ne séparait pas les intérêts
de sa couronne de ceux du royaume dont il avait la charge.
Il avait distingué en Richelieu l'artisan irremplaçable
de l'absolutisme, tel qu'il voulait le voir renforcer,
l'adversaire convaincu du roi d'Espagne dont Louis XIII,
roi soldat, estimait indispensable d'affaiblir la puissance,
le serviteur assez souple enfin (en dépit de certains
traits cassants du caractère), pour ménager,
dans toutes les grandes décisions du règne,
la susceptibilité du roi, qui était vive.
Il y a lieu de noter, également, que l'époque
de Louis XIII, dans le domaine de la littérature
et des arts, ne le cède en rien au "Grand
Siècle" (le siècle de Louis
XIV), avec les trois grands noms de Descartes,
Corneille et Malherbe. |
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